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Soft Skills en 2025 : des compétences comportementales désormais incontournables ?

Les soft skills, ou compétences comportementales, se sont imposées comme des atouts essentiels dans le monde professionnel moderne. En 2025, elles ne sont plus simplement "valorisées", elles tendent à devenir la norme. Pourtant, derrière cette apparente reconnaissance généralisée, une compréhension encore floue persiste quant à leur définition exacte et à leur réelle portée stratégique.

Soft skills : entre reconnaissance grandissante et compréhension partielle

D’après les dernières données, 71 % des professionnels affirment être bien ou très bien informé·e·s sur les soft skills, soit une progression de 10 points depuis 2020. Cependant, cette progression est freinée par une perception partielle : les compétences relationnelles (83 %) et émotionnelles (67 %) dominent, tandis que les compétences cognitives sont encore largement sous-estimées (seulement 21 % les associent spontanément aux soft skills).

Cette dichotomie révèle une vision encore fragmentée des soft skills. En entreprise, on tend à opposer ces compétences aux aptitudes intellectuelles, alors qu’elles sont pourtant complémentaires. L’intelligence émotionnelle, la gestion du stress, l’adaptabilité ou encore la pensée critique sont autant de qualités qui façonnent aujourd’hui les professionnel·le·s les plus résilient·e·s.

Un recul stratégique en période de crise

Si l’importance des soft skills n’est plus à prouver, leur valorisation stratégique recule : en 2024, seules 46 % des entreprises les considèrent comme prioritaires, contre 56 % en 2020. Ce recul s’explique en partie par des contraintes budgétaires, forçant certaines organisations à concentrer leurs investissements sur des compétences dites "productives" à court terme.

Pourtant, former ses équipes aux soft skills en temps de crise peut être un levier de performance et de cohésion. Les entreprises "pratiquantes" qui misent sur ces formations se distinguent par leur capacité d’adaptation et leur agilité managériale, deux éléments clés dans un contexte économique instable.

Une responsabilité collective… mais encore floue

Qui doit piloter le développement des soft skills ? Près d’un répondant sur deux estime qu’il s’agit d’une responsabilité partagée entre la direction RH, les managers, la formation et le recrutement. Néanmoins, cette gouvernance collective reste difficile à incarner sans outils et sans culture commune.

Actuellement, l’évaluation des soft skills repose majoritairement sur les managers, qu’ils soient formés ou non, ce qui pose des questions de fiabilité et d’objectivité. Il est donc essentiel de professionnaliser cette démarche pour en assurer l'efficacité.

Des méthodes d’apprentissage qui privilégient l’humain

Les formats de formation en présentiel et la pratique entre pairs connaissent un regain d’intérêt. En 2024, 66 % des formations aux soft skills se sont tenues en salle, contre 43 % en 2022. Le blended learning résiste, tandis que le dual learning émerge timidement. Ces tendances soulignent l’importance de l’interaction humaine dans l’acquisition de compétences relationnelles.

L’intégration sur le lieu de travail, via des mises en situation concrètes, est également plébiscitée par 48 % des professionnel·le·s. Cela confirme que la formation doit être contextualisée et opérationnelle pour être réellement efficace.

Et demain ? Le rôle de l’intelligence artificielle

L’arrivée massive des IA génératives en entreprise interroge sur l’avenir des soft skills. Si 19 % des répondants y voient une motivation pour se former, peu d’organisations utilisent l’IA pour accompagner ce développement. Les chatbots de formation, par exemple, ne sont considérés comme efficaces que par 1 % des répondants.

Néanmoins, cette technologie pourrait, à terme, compléter les approches humaines en offrant des parcours personnalisés, des simulations interactives ou des analyses de comportement en situation d’apprentissage.

En 2025, les soft skills ne sont plus un effet de mode, mais une réalité ancrée dans la culture professionnelle. Toutefois, leur développement reste inégal selon les secteurs, les ressources disponibles et les priorités stratégiques. Pour rester compétitives, les entreprises doivent adopter une approche transversale, continue et humaine de ces compétences, en misant sur des formats interactifs et une gouvernance partagée.

Chez Mon Bureau RH, nous accompagnons les organisations dans la structuration de leur stratégie RH, incluant le développement des soft skills, à travers des solutions personnalisées, évolutives et humaines. Contactez-nous dés aujourd'hui pour plus de renseignements à ce sujet!

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